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CAP C: Nos réactions

Voici nos réactions suite aux nominations faites par Mr le Député-maire après la CAP C de Juillet 2014:

1) Les avancements d'échelon :

a) Malgré nos demandes répétées, la collectivité se refuse à établir des critères objectifs pour déterminer le rythme de l'avancement d'échelon (cadence mini, intermédiaire ou maxi). Nous maintenons notre proposition claire :

  • Lorsqu'un agent a atteint les objectifs définis par la collectivité, il avance à cadence mini.
  • Lorsque l'agent a partiellement atteint ses objectifs, l'avancement s'établira dans l'intermédiaire
  • Dans l'éventualité ou l'agent n'a pas atteint ses objectifs, l'avancement sera maximal.

Comment définit-on un agent « Exceptionnel » ?

Lorsque la collectivité nous parle des agents d'entretien qui font un travail de
sur qualité parce que soucieux du travail bien fait et qu'ils sont à l'avancement maximal ????


b) La politique de réduction de la progression des salaires par le jeu des avancements d'échelon et également de grade se confirme : en 2013, il y avait une répartition de 1/3 dans chaque rythme d'avancement ; en 2014 la catégorie intermédiaire disparait et seulement 20 % des agents sont reconnus « méritants » pour accéder à la cadence minimale.


c) Nous ne pouvons que recommander à chaque agent de bien faire apparaître ce qu'il fait de « exceptionnel » au cours de son évaluation de fin d'année.

2) Les avancements de grade :

a) Il a fallu attendre le mois de Novembre pour connaître les arbitrages de Mr le Député-maire et les nominations ne prendront effet qu'au 1er Décembre alors qu'auparavant, elles avaient lieu le 1er Juillet: il faut donc que ce soit les agents qui permettent à la ville de faire des économies sur leurs salaires tellement proches du SMIC.

b) Pour la deuxième année, deux services semblent oubliés ou punis par notre employeur : les Atsems dont le travail est de plus en plus contraignant et le service de la police municipale qui malgré un effort soutenu pour faire face ne voit toujours pas le bout du tunnel.

c) Il est illusoire de penser que seule l'ancienneté pourra faire démarrer la carrière d'un agent pour passer de 2ème classe à 1ère classe : cette année de promotion le démontre encore : seuls les agents ayant réussi l'examen professionnel et n'ayant pas été absents durant l'année ont été nommés.

Cependant nous félicitons la collectivité par l'avancement de grade d'un agent passant de la catégorie C à la catégorie B sans concours, sans examen, sans management, nous pouvons applaudir des deux mains cette avancée inédite qui ouvre des portes aux agents méritants de catégorie C.

Toutefois, que penser d'un agent arrivant en fin de carrière, irréprochable et soucieux du bien fondé du service public qui s'est vu refusé sa nomination au grade d'adjoint administratif principal de 1ère Classe ? (coût pour la collectivité ?)

2) En conclusion: Que penser de cette CAP C qui fait suite à la mise en place d'une municipalité renouvelée ?

Malgré un dialogue social apaisé, une écoute attentive de nos élus, nous ne sommes pas dupes sur la politique menée par la collectivité quant à l'évolution de carrière des agents. On nous explique que face à la crise, il n'y a pas d'autres alternatives que de minimiser l'impact des salaires sur les dépenses de la ville.

Comme si nos salaires « exorbitants », étaient encore trop largement injustifiés ?

EST-CE TOLERABLE ? EST-CE LEGITIME ? EST-CE FONDE ?
Devenons- nous les « parias » de notre société ?

Denise Morin
Secrétaire de la section Interco CFDT, élue en CAP C

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