Illustration 2

Déclaration Liminaire aux CAP du 30 et 31 mars 2016

Les dernières CAP de catégories A, B et C au Conseil Départemental de Côte d'Or se sont déroulées les 30 et 31 mars derniers. A cette occasion, la CFDT, par le biais de ses représentants, a fait une déclaration liminaire que nous vous invitons à retrouver ci-après: 


"Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs et chers collègues,

Je commencerais en éliminant les points noirs, Mme la Présidente :

  • en ce qui concerne le compte rendu des CAP, le règlement intérieur fixe des délais, il serait bon de les tenir, avec une tolérance de 15 jours en étant magnanimes, mais pas 4 mois après.
  • En ce qui concerne la police de caractère utilisée pour les tableaux, pouvons-nous faire encore plus petit ou la collectivité est elle prête à un prise en charge de lunettes loupe ?
  • Les moult ordres du jour que nous avons reçus, ne favorisent pas le développement durable.

Nous sommes rentrés dans l'ère de la nouvelle procédure d'entretien professionnel. 
Nous constatons une augmentation significative des recours.

Cet entretien est ressenti plutôt positivement pour une grande majorité de nos sondés. Pour 69 % des agents, celui-ci s'est bien passé et même très bien passé pour 24% de nos collègues.
L'information diffusée, complète et compréhensible, a recueilli l'assentiment de 90 % des agents contactés.

Paradoxalement :

  • 30 % estime que l'évaluation n'est pas le fruit de la réflexion de l'évaluation N+1
  • en tant que supérieur hiérarchique direct, 50 % affirment être responsables de l'entretien en opposition au 50 % qui ne s'en sentent pas responsables ?!

Bien évidemment, il est de notre mission de porter à votre connaissance les points plutôt négatifs ou à améliorer.

Il est à noter que, dans les collèges, la fracture numérique est un handicap pour l'ensemble des personnels ATTEE, l'accès leur étant souvent limité.

Autre point sensible sur lequel nous avons interpelé la collectivité, les travailleurs sociaux spécifiques Assistantes maternelles, placés sous la hiérarchie d'un cadre avec qui ils n'ont pas de lien fonctionnel. Dans cette configuration, il s'avère que le cadre reçoit les informations du cadre technique (qui devrait être son évaluateur) mais aucun échange direct entre l'évalué et le cadre avec lequel l'agent travaille. Certains agents ayant des missions sur plusieurs services ont des problématiques similaires. Nous souhaitons qu'un groupe de travail puisse porter une réflexion sur cette thématique.

Nous avons été interpelés également sur la préparation des entretiens professionnels par le N+1. En effet, si cette préparation en amont, marque l'intérêt de l'évaluateur envers son agent, il est essentiel que l'entretien professionnel puisse évoluer lors de sa tenue, en fonction des échanges, des remarques, des précisions apportés par l'évalué. Il en est de même pour les réunions de pré-harmonisation. Rien ne doit être figé tant que l'entretien n'a pas eu lieu.

Il est important de dissocier les observations de l'agent et celles de l'évaluateur dans « l'expression des faits marquants et propositions d'évolution».

De part les mesures prises par notre collectivité de ne pas remplacer les agents en maladie, en maternité... les collègues gèrent ces absences qui génèrent une surcharge de travail, sans reconnaissance, sans compensation et cela se révèle être très démotivant. Il est essentiel que tous ces agents qui s'investissent pleinement pour assurer des missions de service public de qualité soient valorisés et récompensés.

Un autre point porté par la CFDT depuis 10 ans : les critères de passage dans le grade supérieur. Nous nous faisons l'écho des agents qui ne comprennent pas cette absence de critères et nous demandons qu'une groupe de travail soit mis en place pour travailler sur de nouvelles règles qui auraient le mérite d'être transparentes et claires.

Nous souhaitons une plus grande visibilité des décisions prises par les différentes strates hiérarchiques et nous souhaitons plus particulièrement que la proposition du responsable hiérarchique direct soit mentionnés.

Que se passe-t-il quand un évalué ne valide pas son évaluation ?
Peut-on connaitre le nombre d'agents qui ne la valide pas ?

En cas de maladie, quelle procédure est mise en place ?

Autre sujet important, Madame la Présidente, les collègues concernés par le transfert de compétences en matière de transports et collèges nous ont fait part de leur inquiétude générée par ces évolutions à venir. Avons nous les moyens de les rassurer ou de les désanxiogéniser ?

Pour « presque » terminer, je souhaite attirer votre attention sur l'avancement au grade de Conseiller socio éducatif et l'obligation qui leur en est faite d'être détenteur du CAFERUIS pour accéder au concours. En effet, la collectivité n'assure plus financièrement le cout de cette formation comme jadis. Nous demandons qu'une réflexion soit menée pour, qu'à nouveau, soit attribuée une prise en charge financière à cette habilitation nécessaire à l''évolution de notre collectivité en matière d'encadrement.

Les toutes dernières requêtes, Mme la Présidente :

  • la CFDT demande que tous les agents entrant dans le nouveau dispositif PPCR, éligibles à un avancement minimum avant le 1er juillet 2016 puissent en bénéficier et ce, sans que l'on tienne compte des 80%
  • que vous nous assuriez que les agents éligibles à un avancement d'échelon et un avancement de grade au 1er juillet bénéficieront de ces deux promotions simultanément.

La CFDT vous remercie de votre écoute".

Lionel MORI

Secrétaire de la section

CFDT/Conseil départemental 21

Accès Adhérents