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Avec la CFDT, les ATSEM revendiquent la reconnaissance et la valorisation de leurs missions

Atsem2012 2016 MajUne mobilisation, prévue le 14 décembre 2016, initiée par une association d'Atsem non représentative composée de militantes de différentes OS, qui n'hésite pas à utiliser notre logo pour estampiller ses tracts ou affiches tout en se déclarant indépendante...(!) est reprise par la CGT, bien que FO ait fait savoir au Conseil Supérieur que c'était eux qui la représentaient... Des actions locales sont prévues ainsi qu'un rassemblement devant le ministère de la Fonction Publique.

La CFDT a décidé de ne pas s'associer à ce mouvement particulièrement discutable.

D'une part, la CFDT a été sollicitée tardivement par la CGT qui avait déjà largement communiqué partout sur son seul sigle.

D'autre part, en réalité, la CGT lance cet appel le jour où elle présente, au nom de toutes les OS,  le rapport du CSFPT sur les Atsems auquel pourtant elle s'était refusé de travailler pendant 2 ans. En fait, la CGT ne se sert elle pas des Atsems à son profit pour se faire de la publicité ? 

Enfin, nous sommes en total désaccord avec ses préconisations totalement fantaisistes pour ne pas dire pire.

POUR LES ATSEM LA CFDT REVENDIQUE !

Les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles connaissent une évolution et des changements dans leurs missions depuis la réforme des rythmes scolaires devenue réforme des rythmes éducatifs. 

Ainsi, nombre d'entre eux sont sollicités pour des activités d'animation, que ce soit pour le périscolaire ou l'extrascolaire. Lesquelles peuvent impliquer des prises en charge de groupes d'enfants, seuls, en face à face public et la mise en oeuvre de compétences et de responsabilités actuellement non prévus dans les missions de leur cadre d'emplois.

De longue date, les Atsem expriment un manque de considération et un besoin de reconnaissance. Ils se voient relégués à des tâches d'entretien rarement valorisées, alors qu'ils ont développé une réelle compétence grâce à leur implication, mais deviennent soudainement indispensables lorsqu'il s'agit d'aider, voire de seconder ou même de remplacer, les enseignants et pour faire le lien toute la journée avec les enfants et également avec les familles. C'est pourquoi la réforme les a amenés à, plus encore, participer à mettre en oeuvre des activités d'animation auprès des enfants, vécues comme plus valorisantes.

Pour la CFDT, Il était nécessaire de travailler sur le cadre d'emplois des Atsem et sur leurs missions afin de sortir de l'illégalité dans laquelle les collectivités territoriales, donc les agents, se retrouvaient. Ce, d'autant plus qu'une rénovation du CAP petite enfance, qui est leur diplôme et leur formation, était en cours. Or, revoir un référentiel de certification sans revoir les missions paraissait incohérent.

Le travail de production d'un rapport sur le cadre d'emplois des Atsem par le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale, demandé constamment par la CFDT depuis de nombreux mois, sans cesse repoussé par d'autres dossiers ou intérêts (y compris syndicaux) est devenu urgent et c'est donc malheureusement dans l'urgence qu'il est traité en cette fin 2016 et tardivement qu'il sera remis à la Ministre de la Fonction publique.

Pour autant, la CFDT Interco est toujours restée mobilisée sur le sujet. Déjà, en 2013 la fédération avait procédé à une enquête auprès de plus de 5600 Atsem qui ont pu parler de leur métier, leurs missions.... Tous les éléments positifs comme ceux à améliorer étaient déjà présents et fortement exprimés. Ils se sont exacerbés avec la réforme des rythmes éducatifs.
En septembre 2016, un groupe de travail fédéral composé d'Atsem, encadrants d'Atsem, animatrices, militants de syndicats, de la Commision Nationale Professionnelle des territoriaux et de responsables de la Fédération et du Sgen-CFDT (enseignants) a eu pour mission de mettre à jour nos revendications pour ce cadre d'emplois.
Nos propositions ont été présentées à la ministre de la fonction publique.

L'ATSEM est mis à la disposition de l'école maternelle par le maire de la commune ou le président de l'intercommunalité, qui est son employeur, et se trouve placé sous l'autorité fonctionnelle du directeur d'école.

Leurs missions dans les écoles maternelles ont évolué depuis la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires de 2013. Ils sont de plus en plus souvent amenés à encadrer et prendre en charge, dans certains cas seuls, des enfants et à être sur un versant d'animation. Néanmoins, sur le papier, dans les statuts/missions du cadre d'emploi, ce n'est pas prévu comme tel. En conséquence, non seulement les ATSEM exercent des missions non prescrites par la règlementation, ce qui met les collectivités dans l'illégalité, mais ils expriment souvent qu'ils ne sont pas formés pour le faire.

Pour la CFDT, la question de la dénomination de ce métier ne se pose pas. Préciser « territorial » a.rme leur lien hiérarchique avec le Maire ou le Président. Continuer à mentionner « spécialisés » participe de leur valorisation et conforte la spécificité de leurs compétences. Ne plus mentionner « des écoles maternelles » accélèrerait la disparition du métier d'Atsem, ceux-ci étant petit à petit remplacés par des adjoints techniques ou sociaux ou d'animation, qui n'assurent pas les mêmes fonctions.
Par ailleurs, l'argument selon lequel cela multiplierait les possibilités de lieux de travail (dans les établissements d'accueil de jeunes enfants ou les centres de loisirs par exemple) donc des possibilités d'emploi ne tient pas puisqu'avec un CAP petite enfance (et souvent un Bafa) les Atsem peuvent déjà, si ils le souhaitent, le faire. Ce qui est bien di.érent de se le voir imposer par les employeurs !

Enfin, nombre de ces derniers reconnaissent la spécificité et la compétence des Atsem et les embauchent pour les déployer dans les écoles maternelles, auprès des jeunes enfants. Il faut, non seulement que cette intention continue mais qu'elle soit amplifiée.

CE QUE PROPOSE LA CFDT :

  • Garder la dénomination Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles
  • Préciser dans le décret les missions, les lieux de leur exercice et les responsabilités.

Il est à noter que les activités périscolaires, qui se déroulent dans les locaux scolaires, relèvent de la responsabilité des communes et pas de l'Education Nationale, donc sous l'autorité du maire ou président et pas du directeur d'école. Le Code des communes n'est donc plus adapté.

CE QUE PROPOSE LA CFDT :

  • 1 poste d'Atsem par classe
  • Toutes les sections de maternelles doivent bénéficier des services d'un Atsem
  • Le Code des Communes doit être modifié pour prendre en compte les évolutions

CE QUE DIT LE CODE DES COMMUNES

Article R*412-127 – « Toute classe maternelle doit bénéficier des services d'un agent communal occupant l'emploi d'agent spécialisé des écoles maternelles et des classes enfantines.
Cet agent est nommé par le maire après avis du directeur ou de la directrice. 
Son traitement est exclusivement à la charge de la commune.
Pendant son service dans les locaux scolaires, il est placé sous l'autorité du directeur ou de la directrice ».

Article R*414-29 – « Après avis du directeur ou de la directrice, le maire peut, dans les formes réglementaires, mettre fin aux fonctions d'un agent spécialisé des écoles maternelles et des classes enfantines ».

 

MISSIONS ET FONCTIONS :

Les missions principales actuellement inscrites dans le cadre d'emplois des Atsem selon le décret n°92-850 sont :

  • l'assistance au personnel enseignant pour la réception, l'animation
  • l'hygiène des jeunes enfants et la préparation et la mise en état de propreté des locaux et du matériel servant directement à ces enfants.

S'ajoutent des missions possibles qui relèvent de la surveillance dans les cantines, les centres de loisirs et de l'assistance aux enseignants dans les classes ou établissements accueillant des enfants handicapés.
D'ores et déjà, les missions d'assistance et de surveillance étaient largement outrepassées en étant devenues des missions relevant plus encore de l'intervention pédagogique et de l'éducatif. Ce, avec, le plus souvent, l'assentiment des Atsem, ces fonctions auprès des enfants étant ressenties comme beaucoup plus valorisantes et valorisées. Et la réforme des rythmes éducatifs a accentué ces activités.

ON PEUT IDENTIFIER 3 TYPES DE FONCTIONS EXERCÉES :

Fonctions prévues dans le cadre d'emplois, non exercées seuls, pas de prise en charge seul des enfants, pas de face à face pédagogique :

  • Accueil des enfants
  • Assistance du personnel enseignant
  • Surveillance de la cantine qui comprend aussi une dimension éducative
  • Surveillance de la sieste
  • Nouvelles Activités Périscolaires
  • Entretien des locaux et du matériel servant aux enfants Fonctions non prévues dans le cadre d'emplois, exercées seuls, avec prise en charge d'un groupe d'enfants, en face à face pédagogique :
  • Périscolaire et extrascolaire

Fonctions non prévuees dans le cadre d'emplois, exercées seuls, avec prise en charge d'un groupe d'enfants, en face à face pédagogique :

  • Périscolaire et extrascoalire

Autres fonctions :

  • Gestion d'argent public (cantine, coopérative...), certains Atsem sont régisseurs de recette.
  • Depuis la rentrée 2016, des Atsem assurent la sécurité devant l'école, à l'accueil et il est même demandé à certains de vérifier les sacs des parents. Des protocoles sont signés. Le ministère de l'Éducation Nationale a produit une instruction. Il est à craindre que cette activité contextuelle ne perdure.

Concernant les missions d'entretien, d'hygiène, de propreté, les Atsem ont développé, au fil des années, une réelle et essentielle compétence. Malheureusement, celle-ci n'a pas été suffisamment reconnue et considérée, les Atsem se sentant souvent traités comme des « dames pipi » ou comme les agents se retrouvant à faire tout ce que les autres personnels ne veulent ou ne peuvent pas faire.

À ce jour, il est constaté que la mission d'hygiène, confiée à des personnels moins bien formés, voire externalisée, devient problématique en ce sens que les locaux sont moins propres et favorisent le retour de maladies disparues (comme la gale par exemple). Il est regrettable que cette compétence ne soit pas traitée et valorisée à sa juste valeur, ainsi que les personnels qui l'exercent. Le risque, au final, est la perte d'une véritable compétence.

CE QUE PROPOSE LA CFDT :

  • Garder la notion d'assistance aux enseignants et ajouter l'assistance aux personnels d'animation
  • Préciser qu'ils participent à un collectif éducatif et, à ce titre, qu'ils font partie intégrante de la communauté éducative, ce pas uniquement « pour les points qui les concernent » comme indiqué actuellement dans le texte
  • Valoriser la mission d'hygiène et de propreté

DIPLÔMES ET FORMATION

La rénovation du CAP petite enfance

Le diplôme du CAP Petite enfance a été créé en 1991 (arrêté du 4 octobre 1991) afin de donner une formation qualifiante aux ATSEM.
Ce diplôme est certifié par le Ministère de l'Education Nationale. Il relève du niveau V et le restera.

Le CAP Petite enfance donne accès aux métiers d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM), d'assistant maternel (employé par une collectivité territoriale, une association ou un particulier employeur) et d'intervenant auprès d'enfants en Etablissement d'Accueil du Jeune Enfant (EAJE).

Le détenteur du CAP Petite enfance est un professionnel qualifié pour répondre aux besoins fondamentaux de l'enfant et contribuer à son développement, son éducation et sa socialisation. Il assure également l'entretien et l'hygiène des différents espaces de vie de l'enfant.

Selon le Répertoire National des Certifications Professionnelles, il exerce 6 types d'activités principales :

  • Accueil et garde des enfants (pour la CFDT, ce terme de « garde » ne convient pas, il est à remplacer par accueil)
  • Accueil, information, conseil des parent.
  • Aide à la prise des repas, aux soins d'hygiène corporelle à partir d'observations et de consignes
  • Aide à l'acquisition de l'autonomie et contribution à l'éducation (vestimentaire, alimentaire, motrice)
  • Participation au développement a.ectif et intellectuel par des animations de jeux et d'activités socio-éducatives
  • Entretien courant et hygiène des locaux, des équipements et du matériel.

La rénovation en cours

Le référentiel de certification s'articule autour :

  • d'un premier bloc de compétences communes mises en oeuvre quel que soit le contexte d'exercice professionnel : en école maternelle, en établissement d'accueil collectif (pour jeunes enfants ou en accueil collectif pour mineurs), à domicile ;
  • d'un deuxième bloc de compétences spécifiques à l'école maternelle ;
  • d'un troisième bloc de compétences spécifiques à l'accueil au domicile.

Les compétences communes de réalisation sont l'animation d'activités, la mise en place d'espaces d'expérimentation des enfants et les soins quotidiens.

Les compétences spécifiques aux écoles maternelles sont : l'assistance pédagogique, les activités de remise en état de propreté des locaux.

La CFDT a participé activement au travail mené par le ministère de l'Education Nationale en lien avec la Direction Générale de la Cohésion Sociale.

Un groupe de travail pluridisciplinaire s'est réuni pendant plusieurs mois. 
Il a audité nombre de professionnels et de représentants des secteurs de travail concernés par ce diplôme, fait l'état des lieux de la nature des activités exercées et des contextes d'interventions, analysé des fiches de postes, diffusé et analysé un questionnaire, recueilli des contributions, élaboré des propositions.

Les constats qui ont été faits révèlent que la formation est jugée insu.sante par les employeurs comme par les agents et qu'il faut donc renforcer certaines compétences.
Il en va ainsi de la gestion de groupes, du positionnement professionnel, de la prise en compte de l'évolution de la famille, de la prise en charge des enfants en situation de handicap...

Tous ces savoir-faire devant s'adapter au contraintes plus spécifiques selon les secteurs d'intervention des titulaires du CAP.

Ainsi, pour les écoles maternelles, cela concernera les activités éducatives pour le développement des enfants, activités à proposer sous la responsabilité des enseignants et les relations avec ces derniers.

Le contenu de la formation doit aussi évoluer pour répondre aux besoins actuels des jeunes enfants.

Ces réflexions se sont appuyées sur les travaux de Madame Giampino qui avait été mandatée par la ministre Laurence Rossignol. Ce rapport sur le développement et l'accueil du jeune enfant et la situation des personnels a été présenté au printemps 2016.

Le travail doit également prévoir de favoriser les passerelles avec les autres diplômes ou métiers ou fonctions, aides-soignantes, auxiliaires de puériculture, adjoints d'animation, agents de maîtrise pour ne citer que la catégorie C.

Pour ce faire, il faut identifier des compétences communes.

Un accès à la catégorie B doit aussi être facilité.

L'ACCÈS À LA FORMATION

Les Atsem expriment souvent leur di.culté à pouvoir partir en formation. Soit ils n'obtiennent pas l'autorisation de s'absenter de l'école pendant le temps scolaire, soit il n'y a pas de formation pendant les vacances scolaires, voire il leur est demandé de rattraper les heures où ils se sont absentés pour aller en formation.
Il est même courant de les culpabiliser de s'absenter, au motif que cela déstabiliserait tant les enfants que l'organisation du travail et même les autres personnels avec lesquels ils travaillent !

Pourtant, les Atsem ont des souhaits et besoins de formation légitimes, pour renforcer et augmenter leurs compétences, que ce soit en matière d'hygiène, d'animation, de connaissance de l'enfant, de parentalité mais aussi de tutorat (des Atsem accompagnent des stagiaires notamment qui préparent le CAP petite enfance), d'encadrement (des Atsem sont référents voire encadrants d'autres collègues).

Comme pour tous les agents, leur droit à la formation doit être respecté. Ceci relève tant de la gestion des ressources humaines que d'une volonté des élus employeurs.

CE QUE PROPOSE LA CFDT :

  • Rappeler que les plans de formations concernent aussi les Atsem
  • Favoriser les formations en intra
  • Travailler sur l'organisation du travail pour permettre les départs en formation et les remplacements
  • Favoriser (voire rendre obligatoire) l'accès à la formation continue
  • Accentuer les formations sur le handicap, le tutorat, l'encadrement
  • Accentuer la formation à l'animation, en accédant au moins au Brevet d'aptitude aux Fonctions d'Animation (BAFA) ou au Certificat de Qualification Professionnelle (CQP)

 

RECRUTEMENT ET DÉROULEMENT DE CARRIÈRE

Le recrutement en qualité d'agent territorial spécialisé de 1ere classe des écoles maternelles intervient après inscription sur la liste d'aptitude établie en application des dispositions de l'article 36 de la loi du 26 janvier 1984 précitée.

Sont inscrits sur cette liste d'aptitude les candidats déclarés admis :

1° A un concours externe sur titres avec épreuves ouvert, pour 60 % au moins des postes à pourvoir, aux candidats titulaires du certificat d'aptitude professionnelle petite enfance ou justifiant d'une qualification reconnue comme équivalente dans les conditions fixées par le décret du 13 février 2007 susvisé ;

2° A un concours interne avec épreuve ouvert, pour 30 % au plus des postes à pourvoir, aux fonctionnaires et agents des collectivités territoriales des établissements publics qui en dépendent, y compris ceux visés à l'article 2 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, aux fonctionnaires et agents de l'Etat et des établissements publics qui en dépendent, aux militaires ainsi qu'aux agents en fonctions dans une organisation internationale intergouvernementale. Les candidats doivent justifier au 1er janvier de l'année du concours de deux années au moins de services publics effectifs effectuées auprès de jeunes enfants en milieu scolaire et maternel, compte non tenu des périodes de stage ou de formation dans une école ou un établissement ouvrant accès à un grade de la fonction publique ;

3° A un troisième concours avec épreuves ouvert pour 10 % au plus sans être inférieur à 5 % des postes à pourvoir, aux candidats justifiant de l'exercice pendant une période de quatre ans au moins soit d'une ou de plusieurs activités professionnelles accomplies auprès de jeunes enfants, soit d'un ou plusieurs mandats de membre d'une assemblée élue d'une collectivité territoriale, soit d'une ou de plusieurs activités en qualité de responsable d'une association.

Ainsi, les candidats au concours externe de la fonction publique territoriale doivent être titulaires du CAP petite enfance, mais ce diplôme n'est plus obligatoire pour se présenter aux concours internes et à la 3e voie depuis 2011, qui représentent 40% des candidats admis aux concours.

La carrière des Atsem, qui se déroulait sur 2 grades et sur les échelles 3 et 4 a été améliorée en 2006 avec un déroulement sur les échelles 4, 5 et 6 de rémunération.

Avec l'entrée en vigueur du Parcours Professionnel Carrières et Rémunérations (PPCR), les Atsem dérouleront, à partir de 2017, leur carrière sur le grade d'Atsem principal de 2e classe et l'échelle C2 et sur le grade d'Atsem principal de 1ière classe et l'échelle C3.
Il serait donc faux de dire que leur déroulement de carrière ne s'est pas amélioré.

Pourtant, l'accès par la voie du concours reste un « parcours du combattant » tant le nombre de postulants est exponentiel par rapport au nombre de postes. Ceci est principalement du fait des collectivités qui ne déclarent pas d'ouvertures de postes alors même qu'elles reconnaissent la compétence des Atsem. La conséquence est un relèvement du niveau de concours et des notes qui n'est pas en adéquation avec ledit concours.

De même, le développement des fonctions d'animation, d'accueil d'enfants di. érents ou porteur de handicap, d'encadrement/ le tutorat n'est pas reconnu. L'objectif majeur reste la professionnalisation des personnels.

CE QUE PROPOSE LA CFDT :

  • Faciliter l'accès externe au cadre d'emplois avec un concours sur titre (le CAP petite enfance)
  • Faciliter l'accès au cadre d'emplois en favorisant et même en créant un droit à la VAE, conduisant à pouvoir passer le concours sur titre
  • Faciliter les passerelles vers d'autres fi lières et catégories, notamment l'animation
  • Créer une Nouvelle Bonification Indiciaire pour l'accueil d'un enfant porteur de handicap
  • Permettre un accès au cadre d'emplois des agents de maîtrise pour les Atsem qui encadrent, sont référent ou tuteur 

TEMPS DE TRAVAIL

Le temps de travail des Atsem est très souvent annualisé. Parfois dans l'incompréhension et l'interprétation la plus totale, par exemple sur la question des vacances scolaires où ils travaillent peu ou pas...en compensation de semaines scolaires où ils e. ectuent 42h.
Il leur est demandé de redonner des heures d'absence pour cause de formation ou de maladie. Toutes ces problématiques doivent être réglées par les ressources humaines, en respect de la réglementation.

D'autres questions sont à traiter et des réponses à apporter quant aux temps d'habillage et déshabillage, aux sorties scolaires, au temps de réunions, de préparation des activités.

Enfin, la question des temps non complets mais aussi des emplois fractionnés est cruciale, ces temps de travail ne permettant pas, entre autre, aux agents d'avoir des retraites complètes. Pour la CFDT, la priorité est de construire des emplois à temps complet et stables.

CE QUE PROPOSE LA CFDT :

  • Les temps d'habillage/déshabillage doivent être reconnus comme du temps de travail e. ectif
  • Les temps de sorties scolaires doivent relever du volontariat et être décomptées en temps de travail effectif
  • Les temps de réunions, de concertation, de service, avec les enseignants, les équipes d'animation

doivent être reconnus comme du temps de travail effectif.

  • Les temps de préparation des activités doivent être reconnus comme temps de travail effectif
  • Un travail sur la résorption de la précarité doit se faire, avec des engagements des collectivités territoriales pour embaucher des Atsem à temps complet, y compris en étudiant les possibilités de mutualisations.
  • Des garanties individuelles et collectives permettant un parcours professionnel sécurisé doivent être instituées

SANTÉ AU TRAVAIL

Dans l'environnement professionnel des Atsem, les contraintes de travail sont nombreuses et doivent être traitées. De la fatigue au bruit en passant par les problèmes physiques dus à la station debout prolongée, au portage des enfants, au ménage, aux di.érentes postures, aux gestes répétitifs..., les problèmes de santé sont à prendre en considération.

Pour autant, la solution n'est pas, pour la CFDT, de déclarer ce métier comme relevant de la pénibilité, ce qui motiverait la catégorie active de retraite donc un départ anticipé.

Les Atsem sont attachés à leurs missions et les apprécient et ils souhaitent légitimement travailler dans les meilleures conditions possibles.

À ce titre, les demandes qui leur sont faites d'assurer la sécurité de l'école, y compris en se postant à l'entrée pour accueillir les enfants et empêcher les parents de rentrer voire de fouiller les sacs des parents sont inacceptables et créatrices de stress. Les Atsem ne sont pas des agents de sécurité publique et ne sont pas habilités à exercer ces fonctions.

Il en est de même des demandes qui leur sont faites de piqures aux enfants diabétiques en cas de problème. Cette démarche de soin relève du médical et, là encore, les Atsem ne sont pas habilités à l'exercer.

Toutes ces problématiques posent la question de la responsabilité collective et individuelle et doivent être traitées, en lien avec l'Education Nationale voire le Ministère de l'Intérieur.

Par ailleurs, la CFDT réffirme que les taux d'encadrement des enfants dans le cadre des activités périscolaires, expérimentés de manière assouplie depuis 2013 et entérinés en août 2016 participent de la dégradation des conditions de travail, des conditions d'accueil des enfants et de leur sécurité.

Enfin, les questionnements et inquiétudes des agents portent également sur les possibilités de seconde (voire troisième) carrière.

CE QUE PROPOSE LA CFDT :

  • Travailler aussi sur l'anticipation et la prévention plutôt que presqu'exclusivement sur la réparation
  • Travailler sur l'ergonomie dans les écoles, en lien avec l'Education Nationale
  • Les missions des Atsem doivent être centrées sur la mise en état de propreté des matériels et locaux servant aux enfants, donc pas de « gros » ménage
  • Travailler sur les troubles musculo squelettiques, les risques psycho sociaux, les gestes et postures
  • Un travail spécifique doit être fait sur le bruit, réel élément de pénibilité
  • L'obligation d'établir des DUERP, où les écoles ne sont pas oubliées, doit être respectée. En tant que de besoin, cette question devra être traitée avec l'Éducation Nationale
  • Les taux d'encadrement doivent revenir à 1 pour 10 enfants de moins de 6 ans y compris à la cantine
  • Les questions de responsabilités doivent être clairement traitées, définies, réparties.

LA DOUBLE HIÉRARCHIE

Il n'est pas inutile de rappeler que les Atsem sont des personnels territoriaux. Leur employeur est un maire ou un président et il n'y a pas de lien de subordination avec les enseignants.

Néanmoins, une partie des activités de travail se déroulant auprès et sous l'autorité des enseignants, il convient qu'elle se fasse dans les meilleures conditions.

C'est ainsi que la prise en charge, seule, d'un groupe d'enfants, soit pour occuper les enfants en l'absence de l'enseignant, soit pour décliner la même activité que l'enseignant qui se trouverait, avec une autre partie de la classe, dans d'autres locaux ne relève pas des fonctions des Atsem. 
L'Atsem ne peut pas non plus remplacer un enseignant absent.

CE QUE PROPOSE LA CFDT :

  • Les missions des Atsem doivent être clairement redéfinies suite à la réforme des rythmes éducatifs et elles doivent être respectées
  • Le Code des Communes doit être modifié afin de préciser qu'il n'y a pas de lien hiérarchique entre directeurs d'écoles et Atsem, entre enseignants et Atsem mais un lien fonctionnel
  • L'établissement de chartes de fonctionnement, de travail et de responsabilités, établies entre les communes et les écoles, avec consultation des Atsem et avis du Comité Technique, favorisent un travail en bon entendement et sont à développer

MIXITÉ

La question de la mixité doit être traitée.
Ce métier, comme tous les métiers de la petite enfance, n'est pas réservé qu'aux femmes. Travailler auprès des jeunes enfants est autant une compétence masculine que féminine et l'intérêt d'équipes mixtes n'est plus à démontrer.

Ceci est d'ordre sociétal et nécessite sans nul doute la mise en oeuvre d'une politique volontariste, tant familiale que sociétale et éducative ainsi qu'un travail sur les préjugés.

Téléchargez le tract ici...pdfTract Atsem dec 2016.pdf

 

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