Illustration 2

Revalorisation des allocations chômage: La CFDT vote contre la proposition patronale

info rapide CFDTLe conseil d'administration de l'UNEDIC s'est réuni vendredi 26 juin pour décider notamment
de la revalorisation annuelle des allocations chômage.

Dans un contexte de faible inflation (+0,5% en moyenne sur 2014, +0,3% de mai 2014 à mai 2015) et d'endettement très élevé (25,9 milliards d'€uros d'endettement à fin 2015), la CFDT a proposé de revaloriser les plus basses allocations. Pour s'accorder aux augmentations de 0,9% du RSA et de l'ASS actées au 1er janvier 2015, la CFDT a demandé une revalorisation de 1% de l'allocation minimale et du salaire journalier de référence jusqu'à un plafond de 50€  (correspondant environ à un SMIC mensuel).

La CFTC et la CGC ont demandé une revalorisation de 1% de l'ensemble des allocations, la CGT demandant 5%. L'unique proposition patronale a été de revaloriser de 0,3% l'allocation minimale et la partie fixe.
Les décisions du CA sont prises à la majorité des suffrages exprimés. Après concertation, les organisations syndicales ont convenu que la proposition patronale serait mise au vote : la CFDT et la CGT ont voté contre1 ; FO, la CFTC et la CGC se sont abstenues.

Il fallait en effet éviter un vote contre de l'ensemble de la partie salariale qui aurait conduit à ce qu'aucune majorité ne se dégage et donc à ce qu'aucune revalorisation ne soit décidée, ce que souhaitait bien sûr éviter les organisations syndicales.

La revalorisation prend effet le 1er juillet 2015. Elle concerne 63% des demandeurs d'emploi indemnisés par l'assurance chômage, soit environ 1,6 million de personnes.

Pour la CFDT, au-delà de son faible montant - l'allocation minimale augmente de 9 centimes par jour indemnisé (elle passe à 28,67€/j) et la partie fixe de 4 centimes (passant à 11,76€/j) - la proposition patronale ne permet pas la revalorisation des plus basses allocations, particulièrement celles à 75% du salaire journalier de référence (SJR).

En conclusion du vote, le patronat a convenu que sa proposition n'était pas complètement satisfaisante au regard du problème pointé par la CFDT, et que le groupe paritaire politique qui se réunit régulièrement pour traiter de sujets à froid avant la prochaine négociation assurance chômage en 2016 devra se saisir de la question du calcul des allocations et faire des propositions aux négociateurs.

A l'initiative de la CFDT, le CA a également décidé d'une revalorisation spécifique de l'allocation minimale à Mayotte (où les règles d'indemnisation sont encore très différentes), la portant à 14,33 €uros par jour.

(2-Elle représente désormais 50% de l'allocation minimale du régime général. Cette évolution est basée sur l'évolution du RSA et de l'ASS Mayotte, fixés depuis quelques mois à 50% de leur équivalent métropolitain respectif).

Accès Adhérents