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Social-Syndicat-Travail-Emploi-Gouvernement: Laurent Berger s'en prend à Emmanuel MACRON

communiqué de presseLe numéro un de la CFDT, Laurent Berger, s'en est pris jeudi au ministre de l'Économie Emmanuel Macron, estimant qu'il ne devait pas s'occuper des questions liées du travail, et a fustigé deux amendements "insupportables" retenus dans son projet de loi, sur les prud'hommes et le travail du dimanche.

"J'en ai assez que les questions qui ont trait au travail et à l'emploi soient traitées par M. Macron", a lancé le secrétaire général de la CFDT sur BFM-Business.

"M. Macron est ministre de l'É-co-no-mie, le social c'est la situation des gens", a-t-il martelé. "L'économisme à tout crin sur toutes les questions sociales, c'est dangereux", a-t-il dit.

Selon lui, pour les questions liées à "l'évolution de l'emploi et du travail, il y a d'abord le dialogue social nécessaire" et "ensuite il y a un ministère pour les traiter", a-t-il ajouté en référence au ministère du Travail.

Le leader de la CFDT s'est "insurgé" contre deux amendements "insupportables" dans le projet de loi Macron, l'un sur le plafonnement des indemnités prud'homales et l'autre sur le travail dominical dans les petites entreprises sans accord. Ce texte doit être adopté jeudi par le recours à l'article 49/3 de la Constitution.

M. Berger s'est dit "en colère" contre le "débat caricatural" actuel où "il faudrait choisir entre le statu quo ou la déréglementation généralisée". "Il y une autre voie", celle "du dialogue social", selon lui.

En réponse à M. Macron qui avait affirmé mercredi que "si le jeu politique actuel permettait au pays d'avancer, nous l'aurions vu depuis longtemps", M. Berger a lancé: "Si la France pouvait bouger par l'action d'un ministre en termes de communication, ça se saurait aussi!"

Au sujet du débat sur une réforme du code du travail, M. Berger a estimé que "débattre sur le fait de savoir s'il faut plus de pages dans le contrat de travail ou moins, c'est un débat stérile et un débat de fainéant". Il a souligné que sa remarque visait Pierre Gattaz, président du Medef, et Emmanuel Macron.

Pour M. Berger, l'ancien ministre Robert Badinter et le juriste Antoine Lyon-Caen, ont lancé dans leur récent ouvrage un "débat intellectuel" sur ces sujets qu'il ne faut "pas caricaturer".

Il reconnaît que le code du travail "ne protège pas suffisamment les salariés", mais le débat sur sa réforme doit porter sur la manière de "garantir les droits des salariés en les rendant plus lisibles". "Il n'est pas question de baisser ces garanties", a-t-il prévenu.

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