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Les gouvernements agissent sans vision", Laurent Berger au nouvel observateur

Laurent Berger sévèreAvant le Congrès de Marseille, Laurent Berger dresse un bilan des principales réformes sociales.
Si la CFDT apparait comme le premier partenaire du gouvernement en matière de réforme, contrairement à d'autres organisations syndicales, elle n'a pas appelé à voter pour cette majorité ou pour une autre. la place laissé au dialogue social en 2013 apparait en demi teinte, même si il a permis des avancées substancielles sur l'emploi, le travail ou la formation.  La fonction publique est écartée et aujourd'hui, les fonctionnaires "ont le moral dans les chaussettes". Les rémunérations n'ont pas été revalorisées depuis 5 ans et les gouvernements successifs réduisent les effectifs, durcissent les conditions de travail sans jamais se poser la question du vrai sens et de la qualité du service public.

Dans cet interview réalisé par le "nouvel observateur", Laurent Berger revient sur la position CFDT concernant la Loi sur "la sécurisation de l'emploi" et "le pacte de responsabilité". La CFDT est constante dans ses demandes et son approche et l'important, ce sont les résultats concrets pour les salariés. "Notre ligne a du succès. Tant pis pour ceux qui nous critiquent" repond Laurent Berger lorsque le "nouvel observateur" lui demande comment il percoit les attaques des autres organisations syndicales à l'encontre de la ligne réformatrice de la CFDT. Il n'y a, selon lui, pas de guerre syndicale mais juste des conceptions différents de l'action syndicale.

A quelques jours de élections européennes, Laurent Berger s'inquiète de la montée des populismes. Face au cruel manque de vision dont souffre l'Europe, la CFDT se bat pour imposer des projets d'avenir comme "le plan d'investissement" proposé par la Confédération Européenne des Syndicats.

Dans l'affaire Alstom, Laurent Berger prône davantage une alliance qu'un rachat . Dans ce dossier, il fait part de son grand étonnement quant à l'irrespect total des représentants du personnel qui ont appris la vente de leur entreprise par la presse.

Enfin, concernant le "traité transatlantique", il affirme qu'aujourd'hui il est nécessaire d'avoir des éléments complémentaires pour le comprendre car la réalité est certainement plus complexe que ce que l'on entend. "Dans une société démocratique, il faut écouter, débattre, passer des compromis et s'engager vers le progrès pour tous".

Retrouver l'intégralité de pdfl'interview de Laurent Berger ici...

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