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Réaction de Laurent Berger à la déclaration du 1er ministre

Retrouvez ici un article d'Acteurs publics sur la prestation de Laurent Berger dans l'émission "c'est dans l'air !" en réaction à la déclaration du Premier Ministre.

Les syndicats de fonctionnaires mettent Manuel Valls en garde

Par Henry Sylvain (Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT sur France 5 dans l'émission "C Politique" le 16 mars 2014 - IBO/SIPA)

Les organisations syndicales de la fonction publique ont demandé au nouveau Premier ministre d'en finir avec le gel du point d'indice et d'ouvrir de nouvelles perspectives aux fonctionnaires. Ils ont eu rendez-vous à Matignon vendredi 11 avril.

Manuel Valls et les organisations syndicales ont eu rendez-vous, vendredi 11 avril, pour évoquer la mise en œuvre du Pacte de responsabilité. Ca a été l'occasion pour Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, de formuler ses "inquiétudes sur la dépense publique", alors que les salaires des fonctionnaires devraient être sacrifiés sur l'autel de la lutte contre les déficits publics.

"Tout nous inquiète" sur les économies, a expliqué Laurent Berger sur France Inter. "Les 10 milliards sur la politique de santé, il faudra préciser où on les trouve", prévient-il, alors que dans les hôpitaux, la situation est "déjà désastreuse". Le patron de la CFDT a relevé que Manuel Valls n'avait rien dit, à l'occasion de sa déclaration de politique générale du 8 avril, sur les fonctionnaires, dont le point d'indice, qui sert de base au calcul du traitement, est gelé depuis quatre ans. "En termes de reconnaissance des fonctionnaires, cela suffit. Il est hors de question –pour la CFDT, ce sera une ligne rouge – d'aller vers une cinquième année de gel", a-t-il affirmé.

Manuel Valls demande "un effort"

Le scénario d'une poursuite du gel, initié à l'été 2010, se profile pourtant en 2015, mais aussi en 2016. Interrogé sur le sujet le 9 avril sur BFM TV, Manuel Valls a éludé. "Il faut un effort", a-t-il seulement déclaré. Alors que la CFDT cosigne avec la CFTC, la CGT, la FA-FPT, la FSU et Solidaires un communiqué appelant les agents publics à une journée nationale d'action le 15 mai, le Premier ministre devra être plus précis, vendredi 11 avril.

Dans leur communiqué, les organisations dénoncent "l'absence de négociations salariales dans la fonction publique et la dégradation de la qualité de l'emploi public". Et d'insister en exigeant "une revalorisation immédiate du point d'indice, la refonte de la grille indiciaire permettant la revalorisation de tous les métiers et des mesures de rattrapage".

Si elle ne s'associe pas au mouvement du 15 mai, Force ouvrière est sur la même ligne. Dans un communiqué publié en réaction à la déclaration de politique générale de Manuel Valls, FO condamne la "politique d'austérité qui sacrifie la République et ses fonctionnaires". Le syndicat exige une revalorisation de 8 % de la valeur du point d'indice, l'amélioration des carrières, l'intégration des primes dans le traitement – c'est-à-dire dans le calcul de la retraite – et l'arrêt des destructions d'emploi.

La première rencontre entre les syndicats et le successeur de Jean-Marc Ayrault pourrait donc être tendue.

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